MAISON DE LA PETITE ENFANCE

Emerainville [77]

 

Maître d’ouvrage / Commune d’Emerainville
Architecte / Atelier Au Bord de L’Eau
Programme / Construction d’une maison de la petite enfance à Emerainville
Mission / Mission fluides selon loi MOP + HQE
Surface du projet / 3 144 m²
Coûts / 7 500 000,00 € HT
Date de concours / janvier 2011
Date de livraison / 2013
Date de concours / consultation des entreprises
Niveau de performance / BBC

 

 

Définition du projet /

Nous voulons un équipement fonctionnel ! S’il est BBC, c’est mieux. Voici le résumé de la demande du maire. Le lieu de construction de ce projet est plongé dans un bois au milieu d’une clairière. C’est la nature à 40 minutes de Paris ! La maintenance doit être la plus légère possible.

Au vu du cadre, la construction bois s’impose et permet de bénéficier d’un matériau de construction naturel qui est à l’épreuve du temps. Son isolation performante donne également les moyens de réduire les besoins énergétiques, et donc sa consommation, ainsi que le coût d’installation puisque le matériel à préconiser devient moins important.

La quasi-totalité des pièces est pourvue d’éclairage naturel. Une verrière est également prévue pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel dans le préau couvert.

La présence de la pergola sur la cour extérieure permet de réguler à la façon d’une construction méditerranéenne la température dans les salles adjacentes. En hiver, la pergola est ouverte pour permettre un ensoleillement direct. En été, elle est fermée et nous obtenons une zone ombragée. Dans le même esprit, la façade sud est équipée d’une casquette évitant l’ensoleillement direct de la façade. Son but est d’éviter la surchauffe estivale mais de permettre l’apport de calories gratuites dues à un ensoleillement bas en hiver.

Le site n’étant pas desservit par un réseau gaz naturel, le chauffage par aérothermie est retenu. Elle puise ou restitue à l’air extérieur les calories nécessaires pour chauffer le bâtiment. Le choix d’une machine performante est fait en sélectionnant un coefficient de performance [COP] élevé. Le choix du fluide frigorigène n’est pas non plus anecdotique puisque certains fluides contribuent à la destruction de la couche d’ozone. Nous sélectionnons donc le R410a, un gaz le plus écologique possible ou plutôt le moins néfaste possible pour l’environnement.

La ventilation hygiénique est dotée d’une centrale de traitement d’air « intelligente ». Ses ventilateurs fonctionnent sur courant continu. Ce mode permet de faire varier les débits et par la même occasion, de limiter la consommation électrique. La centrale est équipée d’un échangeur de chaleur, ce qui permet de récupérer les calories contenues dans l’air extrait [air vicié à la température intérieure] et d’en transmettre 80 % à l’air neuf provenant de l’extérieure. Une fois l’air passé dans cet échangeur, il est soufflé dans les pièces à environ 15°C [au lieu de -8°C en hiver sans échangeur !]. Son utilisation est également soumise à un programmateur horaire qui évite un fonctionnement lorsque le bâtiment est inoccupé. Sa régulation de base permet également un rafraîchissement nocturne [free cooling]. En été, lorsque la température extérieure est inférieure à la température intérieure [en dehors des périodes d’utilisation], la centrale se met en route à très haute vitesse pour emmagasiner un maximum de frigorie.

L’éclairage artificiel sera prévu pour l’ensemble des pièces avec des blocs sympathiques à l’œil et équipés de fluo type T5. Ces sources lumineuses ont des vertus écologiques [durée de vie de l’ordre de 15 000 heures, efficacité lumineuse, taux de recyclage 90%].